Yahoo m’interviewe sur ma vie sans frigo

La semaine dernière une journaliste m’a contacté pour en savoir plus sur ma vie sans frigo. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait que je vive sans cet armoire à glace semble intriguer beaucoup autours de moi. C’est d’ailleurs le sujet de ma première vidéo Youtube, qui a un succès fou !

Yahoo

Nous avons rencontré Lucie Diez, jeune coach de vie qui a décidé il y a plus d’un an de débrancher son frigo. Une décision qui pourrait passer pour un caprice de “bobo écolo”, mais qu’elle justifie de façon pragmatique.

Et si l’on était tous amenés à se passer de frigo dans quelques années ? “Débrancher mon frigo m’a enlevé des tentations” C’est au moment où elle quitte sa colocation pour vivre seule, que Lucie trouve son frigo tout à coup encombrant : “il était énorme, faisait beaucoup de bruit, et je me suis aussi rendue compte que c’était ce qui consommait le plus d’électricité dans mon appartement”.

Pour Lucie, engagée dans une démarche de “mieux manger”, le fait de débrancher son frigo a aussi été une façon d’éloigner les tentations. “Cela m’oblige à manger des aliments plus vivants […]

Je fais par exemple mes conserves maison plutôt que d’acheter des plats tout préparés”, affirme celle qui a cependant été contrainte de modifier toute son organisation…

“Aujourd’hui, je fais des courses plus souvent…”

Vivre sans frigo, c’est aussi ne plus pouvoir conserver aussi longtemps certaines denrées indispensables à l’élaboration de nos repas, ce qui engendre de nouvelles habitudes d’achats. Lucie, qui faisait auparavant ses courses “une fois par semaine en revenant chargée”, doit aujourd’hui les faire “tous les trois jours en moyenne, avec des montants inférieurs et en revenant avec des sacs plus légers. Tout cela m’oblige à manger plus frais et plus vite, car je ne garde les aliments que j’achète que trois jours chez moi en général”, explique la coach de vie.

Une démarche qui incite généralement à privilégier les circuits courts où l’on se ravitaille aux grands supermarchés où l’on “fait le plein”. “Le fait de vivre en Italie m’a aidée pour ça, car là-bas la grande distribution ne fonctionne pas trop, je faisais mes courses dans des petites boutiques” explique Lucie.

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La recette de la soupe au saumon, à la finlandaise

Cet été nous sommes partit en Finlande, rendre visite à un couple d’amis installés à Helsinki. J’ai adoré ce voyage. La finlande est vraiment un pays inconnu par chez nous, mais tellement beau. Tout est calme et simple. C’est le pays du père Noël et du sauna. C’est aussi la culture du saumon. Beaucoup de plats sont à base de poisson comme cette délicieuse soupe au saumon !

Pour prépaer cette soupe pour 4 personnes il te faut :

  • Un bon morceaux de saumon frai
  • 8 petites pommes de terre
  • 2 carottes
  • 1 oignon
  • 1 poireau
  • Une feuille de laurier
  • Poivre de la Jamaïque (piment-giroflée)
  • Un cube de bouillon végétal
  • Un cube de bouillon de poisson
  • 1 litre d’eau
  • 200 mL de crème fraîche
  • Une cuillère à soupe d’huile d’olive

Commence par faire revenir l’oignon et le poireau dans le fond de la casserole avec l’huile d’olive. Quand les oignons sont translucides, ajoute un litre d’eau chaude puis les deux cubes de bouillon. Attends que les bouillons soient bien dilués, tu peux remuer régulièrement. Ajoute ensuite le poivre giroflé et une feuille de laurier pour aromatiser le bouillon.

Ensuite ajoute les carrottes, et pommes de terre. Ajuste le sel.
Quand les pommes pommes de terre sont cuites, on peut ajouter le saumon. Il cuit en trois minutes. On ne le laisse pas se décomposer trop longtemps sur le feu.

Sur la vidéo mon amie enlève les parties les plus grasse du saumon pour éviter que cela ne trouble le bouillon, elle préfère quand le bouillon reste bien clair. Je trouve sa technique de découpe du saumon tout simplement géniale. Il faut dire qu’elle travaille dans une poissonnerie. C’est une pro ! Elle me conseille de toujours découper le saumon cru sur la feuille de papier du poissonier car les saumons peuvent contenir des petits vers. Découper sur du papier jettable est une précausion hygiénique. Quand le saumon est surgelé ou cuit, le poisson est sans danger pour la consommation.

Finalement on ajoute la crème fraîche, on peut décorer les assiettes avec de la ciboulette ciselée et à table !

Oser vivre sans frigo

Déjà six mois que j’ai débranché mon frigo. J’ai rigolé ce matin en observant ma mère s’efforcer de vider son frigo avant de partir trois jours en vacances. « Moi je n’ai pas besoin de vider mon frigo, ni de le dégivrer. » Ai-je pensé en souriant.

Enfin, je rigole, car moi aussi, à chaque fois que je pars en voyage tous les mois, je dois bien vider ma cuisine de tout produit frai qui risquerai de prendre mal.

Au début je n’osais pas dire à mes amis que je voulais vivre sans frigo. Mais j’ai pris mon courage à deux mains pour oser être moi même et incarner mes valeurs. Qui plus est, chez moi ! dans mon appartement à moi seule.
Mais comme mon beau père avait passé une soirée à changer le sens d’ouverture de la porte du frigo, je n’osais pas dire que c’était du travail inutile. Alors j’ai toléré quelques semaines le bruit infernal du frigo dans le silence de mon appartement, j’ai jeté quelques oeufs et salades surgelées.

Puis un jour, il y a huit mois, j’ai débranché mon frigo.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=lRhe5KzGdxA]

Vivre sans frigo, c’est facile

J’ai déjà partagé plein d’astuces pour vivre sans frigo, pour conserver les légumes par fermentation dans des bocaux, faire pousser des graines germées, acheter des boites de conserves …

Mais finalement le plus important c’est la simplicité d’acheter du frai. Je sors faire un tour en ville, j’achète des produits frais au petit paysan et au poissonnier, puis je cuisine directement, sans stocker, sans attendre. Je ne garde pas de restes. Je cuisine à ma faim.

Et les jours où je reçois du monde, je rallume mon frigo pour raffraichir une bière, un coca et garder un dessert en surprise. Franchement il n’y a rien de bien compliqué à connaître pour vivre sans frigo. Aujourd’hui, je suis prête à rebrancher mon frigo si c’était nécessaire, par exemple en cas de colocation ou de concubinage. J’ai déjà tiré les bénéfices de cette expérience et j’en suis reconnaissante.

Les enseignements

Pour moi, la chose la plus importante dans cette expérience a été d’oser faire ce que je ressens être juste pour moi. Et c’est un excercice pas très facile au début. Mais c’est tellement essentiel d’oser dire au monde « voilà, moi je suis comme ça, j’aime les hommes, je vis sans frigo, je mange du surimi et je ne me sèche pas les cheveux après le shampoing »

Cette petite étape simple a été bien plus qu’un simple geste rebèle contre la société de consommation, les énergies fossiles, le gaspillage alimentaire et le zéro déchet. Ce geste a été un petit pas vers moi même. Un petit pas timide vers l’incarnation de mes valeurs et la christalisation de mes idées. Enfin j’ai osé concrétiser ce en quoi je crois.

Qu’est-ce que ça fait du bien, je me sens mieux. Depuis je me sens droite dans mes bottes, je me sens à ma place. Cette petite expérience m’a encouragé à recommencer, à faire d’autres petits pas pour me retrouver moi même. La vie peut naître à nouveau. La vie ne germe pas dans les frigos, mais à la lumière.