Le multipotentialiste en entreprise

C’est un mot qui existe depuis une quarantaine d’année et qui ressurgit grâce à Emilie Wapnick et son incontournable Ted Talk. Le multipotentialiste est le contraire du spécialiste. On pourrait l’assimiler à un généraliste, mais finalement ce n’est pas exactement ça.

Le multipotentialiste est une personne curieuse, enthousiaste et créative qui aime découvrir de nouvelles thématiques. Sa curiosité l’engouffre dans un domaine, comme le zoom de Google Earth qui nous fait plonger dans une ville. Le multipotentialiste explore ce domaine avec passion, scanne chaque coin de rue. On l’appelle aussi le « Scanner » car il a cette capacité à trouver les signaux faibles dans un océan de données. Il filtre l’information pour remonter de sa plongée sous marine avec un petit détail, une pépite d’or.

Les avantages du multipotentialiste en entreprise

Voici quelques qualités que l’on reconnait aux multipotentialistes :

– Il apprend vite, mais se lasse vite d’un sujet
– Sa pensée est synthétique. Il fait des ponts entre les domaines qui l’intéressent
– Il a une forte adaptabilité
– Il sait passer facilement du’n mode de pensée à l’autre, un peu comme un traducteur ou un mathématicien qui traduit l’agèbre en géométrie.
– Il sait apporter de nouvelles solutions grâce à sa capacité à faire des liens entre les domaines. Il voit dans un match de golf la solution à une problématique de production.
– Il est enthousiaste et curieux, ce qui rend le travail agréable.
– Il s’épanouie dans la nouveauté et la diversité, sans quoi il pourrait s’ennuyer et terminer en burn-out ou pire … brown-out
– Il s’apanouie également dans un rôle de leader qui doit avoir une vision globale et mettre en relation différents type d’information.

C’est une personne qui dynamise une équipe dans une entreprise. Certaines sociétés ont même instauré des journées dédiée à l’activité du multipotentialiste, pour permettre aux salariés de découvrir les activités de leurs collègues. Ces journées permettent de créer des ponts entre différentes parties d’une entreprise, d’optimiser des dynamiques et de créer de l’innovation !

Les inconvénients du multipotentialiste

  • Il manque de mot pour se décrire : Dans le monde de l’entreprise il peut avoir du mal à se définir. Il sait tout faire, ou presque. On l’appelle aussi le slasher, quand on se réfère à la génération Y. C’est ce freelance qui se décrit dans sa biographie twitter comme Graphic-designer / Pianist / Writter car aucun métier ne correspond à l’ensemble de ses centres d’intérêt.
  • Distraction : Sa curiosité pour tout ce qui passe peut parfois être un véritable obstacle. Il a besoin de donner un sens assez important à ce qu’il fait pour ne pas être tenté de bifurquer à nouveau. Il gagnera en confiance en lui s’il arrive à approfondir dans au moins un domaine avant de faire des ponts entre les domaines. 
  • Syndrôme de l’imposteur : Puisqu’il a du mal à approfondir dans un domaine et à éventuellement devenir expert, il aura du mal à se positionner. Il sait qu’il a beaucoup à apporter mais pour obtenir une certaine crédibilité il peut avoir besoin de démontrer une expertise dans au moins un domaine. 

 

Dans le MBTI on peut associer la caractéristique N (intuition) au profil multipotentialiste. Ce qui représente environ 30% de notre société. Ceci explique pourquoi ces personnes ont du mal à trouver leur place dans un systhème qui est plutôt construit pour des spécialistes. Mais fort heureusement les multipotentialistes font leur comming out, et osent être eux même. Ainsi ils autorisent les générations suivantes à en faire de même. Plus nous ferons des liens entre les domaines, et plus nous réaliserons des innovations. Nous avons donc bien besoin des deux types de profils, les spécialistes et les multipotentialites sont très complémentaires.

Un excellent exemple de multipotentialiste est Mathilde Corbin qui associe des activités très diversifiées mais complémentaires et y trouve ainsi son équilibre. Elle est entrepreneuse, digital nomade, vendeuse en e-commerce, professeur en évènementiel dans une grande école, artiste amateur quand elle ne dort pas. Car oui, Mathilde anime également un blog à succès sur les problèmes de sommeil.

Comprendre ses blessures d’enfance avec Lise Bourbeau et l’ennéagramme

Nous avons tous des blessures d’enfance. Nos blessures conditionne notre comportement. Nous agissons chaque jour en fonction de nos peurs et des compétences que nous développons pour éviter de revivre ces blessures.

Il y a deux écoles dans l’étude des blessures d’enfance. Toutes les deux sont d’accord sur le fait que les blessures apparaîssent dans notre vie afin de nous aider à grandir et apprendre. Lise Bourbeau base sa théorie sur le fait que l’âme choisit avant de s’incarner la blessure qu’elle souhaite vivre pour la dépasser. Alors que l’ennéagramme part du principe que l’âme s’incarne dans la perfection et que ce sont les épreuves de la vie qui vont façonner la personnalité de chacun. Mais cet élément de discordance n’est pas très important pour tirer les enseignements de l’étude des blessures. L’objectif est de se comprendre, de prendre conscience de l’origine de nos peurs pour atteindre la guérison.

Lise Bourbeau est pionnière dans les questions des blessures d’enfance. Elle associe chaque blessure à un type de personnalité et une morphologie bien précise. Pour Lise nous avons chacune des 5 blessures en nous. Simplement une ou deux des blessures sont plus actives que les autres. Chaque blessure active ce que Lise Bourbeau appelle un masque. L’individu choisit ou non d’activer son masque, c’est à dire d’agir en fonction de sa blessure.

Pour résumer la vidéo ci-dessus, voici en bref les cinq blessures :

  • Rejet : La personne cherche à se faire toute petite, discrète, invisible afin de ne pas prendre trop de place. C’est le masque du fuyant.
  • Abandon : C’est le masque du dépendant, qui manque de soutient, cherche à attirer l’attention pour obtenir un peu d’amour. Il a tendance à se comporter en victime.
  • Humiliation : Ce masque est actif chez les personnes à morphologie ronde. Elles apprécient les petites choses. Le masochiste a honte de se faire plaisir que ce soir par l’alimentation ou au niveau sexuel.
  • Trahison : Cette blessure active le masque du contrôlant. Une morphologie qui s’impose et cherche à contrôler son environnement pour éviter de ne revivre sa blessure. 
  • Injustice : Finalement cette dernière blessure est vécue par le masque du rigide, qui a tendance à se couper de ses émotions afin de prendre les décisions les plus justes possibles. 

Pour aller plus loin on peut aussi associer une des blessures avec chaque profil de l’ennéagramme. Comme beaucoup d’autres test psychologiques, l’ennéagramme nous aide à nous comprendre nous même et à comprendre les réactions étranges des personnes de notre entourage. Chaque profil de l’ennéagramme est associé à un chiffre (cf l’illustration ci-dessous)

  1. Humiliation : Réprimande d’un plaisir innocent
  2. Solitude : Manque d’affection et de soutient
  3. Manque d’estime de soi
  4. Abandon : perte d’un lien
  5. Insécurité : Intrusion dans la bulle, l’intimité
  6. Trahison par l’autorité
  7. Contrainte : Privation de liberté
  8. Impuissance à agir
  9. Manque d’amour

Il ne sert à rien de chercher à éviter de vivre ses blessures ou de les faire vivres à nos enfants. Quelque soit le comportement des parents, les enfants vivrons une des blessures en fonction de leur point de vue. Nos blessures nous aident à nous construire et à développer des qualités bien précises. Le travail sur soi nous permet de comprendre le message de nos blessures. Cette prise de conscience est une étape fondamentale dans la guérison.

Notre guérison nous aide à devenir une personne un peu plus complète et disponible pour réaliser ce qu’elle doit réaliser : Vivre dans l’amour, apporter de l’aide aux autres, apporter une contribution au monde, contribuer à l’harmonie …

Suivre la voie du coeur avec Baptist De Pape

 

J’ai eu la change le mois dernier d’assister à un énorme week-end de conférences à Pau. C’est la sixième édition du Symposium International. Et lors de ce week-end Baptist De Pape donnais une conférence sur son livre et film « L’infinie puissance du coeur » . Le hasard a voulu que j’ai acheté ce film quelques semaines plus tôt, j’ai donc été écouter cet auteur que je ne connaissais que de nom.

J’ai été touchée par la façon posée et ouverte dont il parle. J’aime bien Baptist De Pape, il m’inspire confiance, il parle avec le coeur. J’ai eu l’occasion d’écouter lors de ce même weekend des personnes qui parlaient avec la tête ou avec les tripes. La sensation est très différente. Baptist m’apaise avec ces mots et son message raisonne en moi comme une vérité. Tout raisonne avec mon expérience personnelle. Alors, qu’ai-je retenu de son exposé ?

Toute sa démonstration a pour but de nous aider à écouter et faire confiance à l’intelligence du coeur. Celle que nous n’écoutons pas quand nous faisons des choix dans la peur, ou pour faire plaisir à la société.

Pour accéder au but de notre vie, il faut suivre son coeur. Le mental ne sait pas nous indiquer le chemin. Le mental base son analyse sur son expérience passée alors que le coeur, comme le précise Baptist, peut voir les évènements avant qu’ils n’arrivent.

Crise existentielle

Je penses que l’on peut dire que Baptist De Pape a vécu une crise existentielle quand il a commencé à chercher le sens de sa vie. Il a quitté sa vie d’avocat reconnu pour harpenter la vie à la recherche d’un but. Il mentionne d’autres personnes dont c’est le cas, comme J.K. Rowling qui n’a pas écrit Harry Potter avant de ne se trouver dans une situation dans laquelle elle n’avait plus rien à perdre. Souvent nous avons besoin de tout perdre pour oser prendre le risque de créer ce pour quoi nous sommes venus ici. Pour oser devenir nous même.

Courage d’être soi

Notre réalité extérieure est le reflet de ce qui se passe à l’intérieur. Si tout s’écroule ou si les choses ont de la difficulté à se mettre en place, c’est que nous ne sommes pas encore alignés. Une fois que l’on a tout perdu nous sommes prêts à prendre des risques. Nous n’avons plus rien à perdre. C’est en prenant le risque de faire ce que l’on aime que la magie apparaît. Cela demande du courage que de changer d’identité pour incarner sa mission de vie.

Le courage (coeur-age) c’est de sauter à pieds joints dans la vie alignée à l’âme.

Manifester son âme en 5 étapes :

 

  1. Reconnaître que l’on est une âme qui vit en dehors de ce corps. L’âme vit avant et après notre corps humain, incarné. Voir la vidéo ci-dessus sur l’expérience d’Anita Moorjani.
  2. Réaliser que l’on a une personalité temporelle. Cette personnalité est séparée de notre âme. Nous pouvons donc nous désidentifier de cette personnalité terrestre. Ou encore mieux, changer de personnalité, la faire évoluer. 
  3. Créer un alignement Personnalité / Âme. En général c’est la phase de crise existentielle, la nuit noire de l’âme qui provoque ce changement. Mais les personnes ayant développé un certain courage d’être soi même peuvent également s’aligner sans avoir à vivre de trop grande crise. Nous espérons que de plus en plus il sera possible de s’aligner dans passer par cette phase douloureuse. 
  4. Identifier l’intention de l’âme. Demander à la vie ou à Dieu « Qu’attends-tu de moi? » « Qu’est-ce que la vie veut de moi ? » Plus on pose cette question dans nos prières, dans nos intentions, dans nos méditations et plus nous obtiendrons des signes pour nous guider.  Les fameuses synchronicités.
  5. Poser des intentions qui vont dans le sens de notre mission de vie. Si nous sommes alignés, tout se met en place avec facilité. La manifestation sur le plan physique est une conséquence d’une manifestation du plan mental. Si cela bloque sur le plan physique, c’est que nous manquons d’alignement. Ici Baptist suggère de challenger l’Univers en lui demandant « Si tu es vraiment cette intelligence, alors aide-moi ! » 

 

Comprendre les relations toxiques

Nous avons tous plus ou moins rencontré ce type de relation. Une relation qui nous prend, qui nous hypnotise. Une relation qui ne nous fait pas de bien, voir qui nous détruit d’une certaine façon. Mais on ne sait pas pourquoi, on a du mal à couper les liens avec cette personne. Cette relation devient notre raison de vivre. Nous ne nous voyons plus capable de vivre sans faire partie de cette personne.

On peut se poser la question « Est-ce nouveau dans notre société ? Nos ancêtres vivaient-ils des relations aussi toxiques que celles que nous vivons actuellement ? » Je n’ai pas de réponse à cette question, même si mon intuition me dit que cela semble assez nouveau dans notre société de créer autant de relations aussi toxiques. Nous n’avons jamais entendu autant parler de pervers narcissiques que dernièrement.

5 signes qui indiquent que je suis dans une relation toxique

Comment savoir si je suis dans une relation avec une personne qui ne me veut pas du bien ? Voici quelques signes pour nous aider à identifier de telles relations.

  1. Je m’interdis d’évoluer. Je me limite dans mes projets. 
  2. J’ai le sentiment de ne jamais être assez bien.
  3. Je ne suis pas aussi importante que l’autre. Je n’existe pas. Mes opinions ne sont pas entendues.
  4. Je ne suis pas à l’aise en présence de cette personne. J’ai du mal à être moi même avec elle. Je ne me reconnaît pas.
  5. Ma joie de vivre disparaît. Je suis asséché, fatigué, épuisé. Mon étincelle de vie s’amoindrie.

Les conséquences d’une relation toxique

Lorsque nous sommes engagé dans une relation toxique, nous lui donnons une importance disproporsionnée. Cette relation prend beaucoup de place dans notre vie. Nous nous rangeons à un second plan au profit de la relation, et ça, ce n’est pas bon pour notre propre survie.

La relation devient une troisième entitée. Pour créer une relation, nous avons besoin de deux personnes, par exemple un homme et une femme. Une fois ensemble ils créent la relation, dans ce cas le couple. Cela peut-être un binôme, un partenariat, une amitié, …
Une relation n’est pas forcément toxique ou néfaste. Elle le devient si une ou deux personnes de la relation lui donne plus d’importance qu’à elle même. Si l’aura de la relation est plus nourrie que celle des deux personnes individuelles, alors là cela devient dangereux. Il se peut aussi qu’à travers la relation toxique, l’une des deux personnes en ressorte fortifié. On peut alors parler de personne toxique, de pervers, de manipulation, de narcissique ou sociopathe. Un éventail de variantes à disposition.

Lorsque l’on est enroulé dans une telle relation, notre énergie va diminuer. On perd confiance en soi et on peut aller jusqu’à la dépression. La vie devient triste et perd de son sens. Les projets n’avancent plus, la motivation disparaît. Une telle relation empêche ses victimes d’exprimer leur plein potentiel et d’incarner leur mission de vie.

Les personnes prédisposées

Existe-t-il des personnes plus susceptibles de tomber dans le piège des relations toxiques ? A priori tout le monde en est capable. Mais il est vrai qu’en fonction des grilles de lectures il existe certains profils plus succeptibles. On parle souvent des empathes qui se retrouvent emmélés dans des relations fusionnelles avec les narcissiques.

Dans l’étude du MBTI les personnes disposant des lettres E et F pourraient également être disposées à faire passer les besoins des autres avant leur propre besoins. L’extravertit puise son énergie au contact des autres et peut avoir tendance à s’intéresser plus aux nécessités de son partenaires qu’aux siennes. Alors que la personne Feeling cherche l’harmonie dans les relations. Celle ci a tendance à faire ses choix en fonction de l’impact qu’il a sur les autres.

Une personne souffrant de la blessure d’Abandon active la peur de la solitude. Le dépendant cherchera donc à tout pris à nourrir la relation au dépend de sa propre santé. Pour le dépendant il semble qu’il serait trop douloureux de se sentir abandonné et donc seul. Il préfère rester dans une relation aussi destructrice qu’elle pourrait être, afin d’éviter de vivre l’abandon.

Bien entendu, ces prédispositions ne sont pas exhaustives. Elles sont simplement un exemple de lecture. De façon générale plus nous avons des blessures non guérries, et lus nous nous exposons à des relations toxiques. Ces relations auront l’avantage de mettre en lumière les blessures sur lesquelles nous pouvons travailler.

 

Le mécanisme des relations destructrices

Jean-Jacques Crèvecoeur a identifié dix habitudes relationnelles qui nous empoisonnent la vie. Voici donc le mode d’emploi pour créer des relations toxiques autour de nous :

  1. Attendre que l’autre me rende heureux
  2. Interpréter ce que l’autre n’a pas dit
  3. Se raisonner. Ne pas se fier à ses émotions et ressenties physiques, mais plutôt prendre des décisions grâce au mental calculateur.
  4. Faire des concessions inacceptables
  5. Prendre en charge le besoin de l’autre, sans qu’il n’en fasse la demande
  6. Eviter la confrontation
  7. Finir par exploser et accuser l’autre de me faire faire des choses innacceptables sans qu’il ne me l’ai demandé
  8. Rêver de recommencer à zéro, de reprendre au début
  9. Patienter et espérer qu’un jour les choses changeront
  10. Répéter les mêmes erreurs, encore et encore

 

Nous avons tendance à croire que lorsque l’on connait bien une personne nous somme sensé anticiper ses besoins. Petit à petit nous oublions de lui demander « Qu’est-ce qui te ferai plaisir ? » Nous prennons pour acquis que ce que je pensais qui lui plaisait l’an dernier lui plaira également aujourd’hui. Nous oublions tout simplement de poser les questions directes et sincères. Ainsi nous nous lançons dans des projets pour faire plaisir à l’autre sans avoir vérifié que c’est bien le cas. Afin de rendre l’autre heureux, et de renforcer la relation, nous mettons nos propres besoins de côté. Ainsi on se concentre à donner et on coupe l’arrivée d’énergie qui nous nourris. Au bout d’un moment nous nous détruisons car nous ne nous nourrissons plus. Et quand nous sommes à bout nous accusons l’autre de ne pas avoir pris en charges nos besoins.

Comment s’en sortir ?

Commençons par comprendre notre part de responsabilité dans cette relation. Une relation se crée à deux, donc 50% de la responsabilité me revient. Je suis donc capable de reprendre les rènes de ma vie.

  • Comprendre que le bonheur ne vient pas de l’autre. Je suis la seule personne capable de me rendre heureux.
  • Avant de me demander ce qui ferait plaisir à l’autre, suis-je capable de savoir ce qui me ferais plaisir à moi même ?
  • Avant d’accuser qui que ce soit de ne pas avoir répondu à mes besoins, je me pose les questions : Suis-je capable d’y répondre moi même ? Ai-je formulé clairement à mon partenaire mon besoin ? Est-il capable de répondre à mon besoin si moi même je ne suis pas capable ? Si je ne prends pas soin de moi, qui le fera ?
  • Je me valorise. Je prends soin de moi avant de ne donner trop d’importance à cette personne et ma relation avec elle. 
  • La peur nous fait croire que nous n’avons pas le choix. Mais nous avons toujours le choix. Je peux faire le choix de mettre fin à une relation avec quelqu’un pour me protéger. 
  • Développer mon intuition, elle ne se trompe jamais. Faire confiance à mon ressentit physique et émotionnel plutôt qu’au mental qui renferme toutes mes peurs. Ne pas laisser trop de place à mon mental calculateur dans mes choix. 

J’espère que ces éléments t’aideront à y voir plus clair et à prendre le courage de t’aimer toi même avant tout.
Si tu as besoin d’en parler, je propose des séances de coaching. Il existe aussi des groupes de discussion sur internet et Facebook pour échanger avec des personnes qui ont les mêmes problématiques.

Courage !

5 exercices de gratitude

La gratitude est cette émotion qui nous remplie de joie, de satisfaction et nous fait sourire. Que l’on se sent bien quand on ressent de la gratitude. Il est jouissif d’être reconnaissant. Mais peut-on provoquer cet état d’être ?

La gratitude est d’une des émotions dont la fréquence vibratoire est la plus élevée. On le voit bien sur l’échelle des émotions ci-dessous.

Nos pensées provoquent des émotions en nous. Nos émotions ont une influence sur nos ressentit physique et sur la santé de notre corps. Nous sommes capable de choisir les pensées qui nous traversent. Nous sommes donc capable de choisir les émotions que nous souhaitons ressentir pour nous sentir bien et avoir une santé du tonnerre.

Comment ressentir de la gratitude ?

S’il est possible de ressentir de la gratitude quand tout va bien, ce n’est pas toujours aussi simple quand rien ne va plus. Il existe des techniques pour cultiver la gratitude chaque jours. Les émotions et les pensées sont des petites graines que nous semons dans notre jardin intérieur. Les plantes que nous récoltons aujourd’hui sont le résultat de ce que nous avons semé hier.

Alors décidons dès aujourd’hui de semer régulièrement de belles plantes de gratitude, de joie et de bonheur dans notre jardin d’émotions. Pour cela, je mets en place des petites habitudes qui m’obligent à développer le sentiment gratitude.

1- Mon cahier de gratitude

Tous les soirs, j’écris sur mon cahier les cadeaux que la vie m’a offert aujourd’hui. En écrivant, je prends le temps de remercier la vie pour chaque instant, chaque surprise qu’elle m’a réservée. Dans mon bullet journal, j’ai une page dédiée aux kiffs du mois. J’essaye d’en noter un ou deux par jours. Je relie régulièrement mes kiffs des mois précédents, et ça m’aide à me rendre compte que je suis vraiment bénie.

Relire mes gratitudes m’aide à se sentir chanceuse.

2- Ma To-Do List

Dans mon Bullet Journal, je note souvent trois tâches à réaliser le lendemain. Cela m’aide à me concentrer sur l’essentiel avant de m’éparpiller dans d’autres tâches. Sur les pages quotidiennes, j’aime bien noter sur la gauche 3 à 5 tâches à faire. Sur la droite, comme il me reste un peu d’espace libre, je note le soir 3 gratitudes à la volée. Cocher mes tâches m’aide également à ressentir une bonne dose de satisfaction. Savoir que j’ai atteind mon objectif du jour m’aide à me sentir bien. Quand je me sens bien, je suis plus disposée à ressentir de la gratitude pour la vie.

3- Ma formule magique

J’utilise une phrase magique pour réactiver la gratitude dans ma journée : « How does it get any better than this ? » (Comment cela peut-être encore mieux ?). Cette phrase m’aide à me connecter aux cadeaux que la vie m’a déjà envoyé, à tout ce que j’ai déjà. Je ressens ensuite de la gratitude et j’en demande encore plus. Faire des demandes dans la joie de la gratitude donne beaucoup de puissance aux demandes.

4- Ma méditation du matin

« Méditation » c’ est un bien grand mot qui peut faire peur. En fait c’est un simple moment de calme dans lequel on concentre notre attention sur un élément. On peut méditer en observant notre respiration, en visualisant nos objectifs, en explorant une problématique, en accueillant nos ressentits physiques … Moi, le matin, je médite quelques minutes après ma séance de Yoga. Je me concentre quelques minutes sur ma respiration. Ensuite je me connecte à la nature autour de moi : l’arbre dans la cours, le vent, le soleil, la pluie, le chant des oiseaux … Finalement je me plonge dans un bain de gratitude. Je ressens cette émotion dans mon corps et j’observe (les yeux fermés) la beauté de chaque élément autour de moi. Je remercie l’oxygène de m’aider à respirer. Je remercie le soleil de faire brillet les feuilles des arbres.
Après un tel bain de gratitude, la journée commence dans la bonne humeur.

5- La magie du rangement

Tu as sûrement entendu parlé du livre de Marie Kondo « La magie du rangement ». Dans son boukin, elle donne plusieurs astuces pour s’entourer d’objets qui nous remplissent de joie. Une habitude qu’elle propose est celle de replacer chaque objet à sa place le soir en le remerciant pour son service. J’ai adopté cette habitude l’an dernier. Remercier, tous les soir, mes chaussures de m’avoir porté a changé ma vie. Quand je venais de passer une journée horrible dans laquelle il était difficile de trouver un motif pour être heureuse, je pouvais au moins remercier mes chaussures, mon lit et mon pyjama. Ils avaient le mérite d’exister et de m’aimer. Je te conseille cette pratique si tu es persuadé que tu n’as absolument aucun motif pour ressentir de la gratitude. Essaye. Vraiment.

5 minutes de Yoga tous les matins

Depuis plus de trois mois maintenant, j’ai intégré la pratique du Yoga tous les matins dans ma routine quotidienne. Cette pratique m’aide à réveiller mon corps, à me sentir bien dans ma peau dès le réveil. Le Yoga se termine logiquement par quelques minutes de méditation, de calme et de respirations. Ce qui a l’avantage de m’amener à une méditation sans y réfléchir. En pratiquant le yoga j’ai ajouté sans effort mes 10 minutes de méditation systématique. Mes étirements du dos le soulagent et les douleurs sont moins fréquentes. J’arrive à intégrer les excercices que me donne l’ostéopathe dans ma routine.

Après avoir fuit tout concept s’apparentant de près ou de loins à une routine, je comprends finalement maintenant les bénéfices d’une routine. Une routine est une suite de gestes fait de manière automatique, sans avoir besoin d’y dédier trop d’attention. Une routine a besoin d’un élément déclancheur pour démarrer. Elle est adoptée si la personne qui pratique cette routine en reçoit un bénéfice immédiat. Nous sommes déjà acteurs de milliers de routines quotidiennes, qui agissent de façon inconsciente. L’avantage de mettre en place des routines en conscience c’est que l’on peut ainsi influencer les résultats de nos journées.

La routine est une façon de pirater notre systhème de pilote automatique pour lui faire faire des actions constructives. Ensuite on peut simplement traduire un objectif moyen terme en routine quotidienne. Par exemple, je me fixe comme objectif de tonifier mon corps, d’avoir moins mal au dos, de méditer plus souvent. Donc je mets en place ma routine en incluant assez d’éléments pour répondre à tous mes objectifs. Je choisis de faire une routine courte, car je préfère prendre le temps de faire 5 à 10 minutes de yoga tous les matins plutôt que de ne pas prendre l’habitude d’en faire.

 

Oui, avec 5 minutes de Yoga par jour pendant trois mois, je constate déjà les bénéfices.

  • Element déclencheur : Je me réveille et me passe un peu d’eau sur le visage
  • Routine : Je prends mon tapis de Yoga sur l’armoire, et je démarrer ma salutation au soleil. Je termine par quelques minutes assise en tailleur à respirer et méditer.
  • Récompense immédiate : Je me sens réveillée, reconnaissante de vivre une nouvelle journée et mon dos est soulagé.

Ma routine évolue régulièrement en fonction des nouvelles postures de Yoga que je découvre et dont mon corps ressent le besoin. Mais j’essaye de garder quelques éléments clés pour une salutation au soleil équilibrée :

  • Des étirements du dos
  • Des positions d’ouverture
  • Des contres postures en fermeture
  • Des torsions pour nettoyer les organes
  • Des respirations pour agir en conscience
  • Une méditation dans la gratitude

 

J’aime le concept de saluer le soleil le matin. Je le fait comme une marque de respect pour un être qui existe depuis bien plus longtemps que notre planète. J’aime aussi sentir la Terre sous mon corps, et je la remercie aussi d’être là. Elle me porte depuis ma naissance et sera toujours là pour me supporter. Je remercie l’air que je respire et dont ma vie dépend. Je suis reconnaissance pour toute cette abondance d’oxygène que je ne saurai fabriquer. J’écoute avec malice le chant des oiseaux, le vent dans les arbres. Je regarde le scintillement doré du reflet du soleil sur les feuilles des arbres.

Ces quelques éléments simples m’aident à démarrer la journée dans la gratitude et d’admiration pour la nature et la vie. Je suis heureuse d’avoir fait entrer le Yoga dans ma vie.

Interview d’Eve Rose de Psy-Mail

Ce mois-ci j’ai interviewé Eve, la créatrice du site Psy-Mail, une psychologue en ligne.

Bonjour Eve,
Nous avons eu l’occasion d’échanger par email au sujet de nos deux entreprises en ligne.

Pour quelle raison as-tu créé ta société en ligne ?

Bonjour Lucie! C’est un projet que j’avais depuis le début de mes études de psychologie. Je voulais rendre les consultations psychologiques plus simple et plus accessibles, et le travail avec l’écrit m’intéressait beaucoup. Je suis psychologue et thérapeute. J’ai travaillé comme salarié et vacataire dans différents domaines : les addictions, la justice, la petite enfance, la famille, le handicap, la télévision… Et je me suis lancé en 2010, quelques années après avoir terminé mes études, et après avoir acquis une certaine expérience professionnelle.

D’autres personnes dans ta promotion ont eu cette idée de proposer des séances de psychologie en ligne ?

A ma connaissance non, en plus à l’époque cela ne se faisait pratiquement pas en France. Je me suis lancée car je voulais proposer des consultations en ligne pour les rendre accessibles à tout le monde et ce mode de travail m’intéressait beaucoup. Au début je faisais mes consultations que par mail maintenant j’en fait aussi aussi par chat. Quelqu’un qui a un problème dans sa vie ou qui traverse une période difficile et qui ne sait pas vers qui se tourner, là en un mail cette personne peut avoir une réponse à son problème, un soutien et des conseils. C’est aussi rendre accessibles de vraies consultations psychologiques aux personnes qui ne peuvent pas consulter de façon traditionnelle pour des raisons personnelles, géographiques, d’emploi du temps ou autres…
Aussi pour certaines personnes c’est plus facile d’envoyer un mail ou de consulter par chat, de consulter en ligne que de consulter en face à face. Il peut être difficile d’aller consulter un psychologue, les gens ont encore une image négative du fait de consulter un psy. Alors qu’en fait un psychologue c’est simplement un outil pour aller mieux, pour mieux se comprendre et pour dépasser ses difficultés avec bienveillance.

Vois-tu des différences entre les consultations par e-mail et en face à face ?

On ne peut pas vraiment comparer car ce n’est pas le même type de travail. Cependant le point commun est que les consultations en ligne ont autant d’efficacité que celles en cabinet, cela a été étudié et prouvé scientifiquement. Et le retour et les témoignages des personnes sur leurs consultations le confirment. C’est aussi une question de choix personnel, certains ont besoin d’avoir un contact physique réel (être en face à face) avec un thérapeute d’autres non. Avec les consultations en ligne certaines personnes se sentent plus libres de se confier aussi.

La particularité des consultations en ligne, c’est aussi que les personnes peuvent juste en une consultation bénéficier d’un avis sur une situation ou un problème, par exemple. Ensuite libres à elles d’approfondir les choses et de continuer le travail sur elles, et là c’est comme dans une thérapie classique.

Comment faire pour oser se lancer dans la création de sa propre activité ?

Selon moi il faut laisser murir son idée, le projet se construit de toute façon dans votre tête petit à petit. Il y a un temps où les choses se construisent sans que l’on en ait conscience, d’une certaine façon les choses, les idées infusent en vous sans que vous vous en rendiez compte. Et à un moment je me suis sentie prête. Et je me suis aussi dit que de toute façon je n’avais rien à perdre, donc autant sauter le pas. Je me suis aussi dit que si je ne le faisais pas je le regretterais toute ma vie. J’ai remarqué que l’on regrette plus ce que l’on n’a pas fait que ce que l’on a fait. Car ce que l’on a fait, si on regrette, souvent on peut agir dessus, alors que ce que l’on n’a pas fait est perdu.

J’en ai des frissons. Quelles ont été tes démarches ?

Aucune, j’ai tout fait seule, je n’ai même pas été voir d’autres professionnels. J’ai juste attendu de me sentir prête. Et quand j’ai ressenti que j’étais prête, j’ai suivit mon intuition et mon envie. Et j’ai fait les démarche pour déclarer mon activité et créer mon site internet.
En fait une fois que l’on a passé un certain stade de réflexion, que les choses ont suffisamment infusé, on est prêt, presque malgré soi, cela ne veut pas dire que c’est le bon moment c’est juste que l’on ressent qu’on peut se lancer, qu’on est prêt si on veut. Et je ne suis pas sûre qu’il y ait un bon moment, en fait je pense qu’il n’y a jamais de bons moments. Si ce projet est important il faut se lancer un jour, il n’y a pas vraiment de bons moments à attendre.

Quelles sont les grandes étapes ?

J’avais déjà créé le nom de mon espace de consultations en ligne. Quand je me suis lancée, la première étape a été de me renseigner sur les statuts et de choisir le statut qui me conviendrait le mieux. Ensuite j’ai cherché comment créer un site internet. On l’a créé avec mon mari en suivant un tutoriel. On a créé le site et on l’a installé, trouvé un hébergeur… Je n’avais pas les moyens de prendre un webmaster, donc c’était artisanal. Ensuite j’ai commencé à me faire connaitre par des publicités et par mon entourage puis mes clients. Tout s’est fait petit à petit. J’avais un autre travail en parallèle à l’époque.

Et depuis cette année j’ai décidé d’en faire mon activité principale. Du coup j’ai refait tout le site internet. J’ai proposé les consultations par chat. J’ai aussi créé une page Facebook, alors que je ne connaissais pas du tout Facebook, ni les réseaux sociaux, car je ne les utilisais pas dans ma vie. J’exerce du coup mon métier en ligne et j’aimerai aussi organiser des groupes de parole (à Paris). C’est quelque chose que j’ai déjà fait dans le domaine des addictions. J’aimerai bien faire des groupes de parole, peut-être sur la recherche d’emploi, en fait pour les personnes qui sont dans une situation de recherche d’emploi au cours de leur vie, comment optimiser ce temps et cette période de leur vie et quel sens cela peut avoir… (j’ai fait un Ebook gratuit sur ce sujet, accessible sur mon site) J’ai d’autres projets dans d’autres domaines aussi.

Quel est ton message ?

Le sujet qui revient souvent dans mes consultations au final c’est vraiment apprendre à s’aimer et prendre soin de soi. Cela se rapproche de ton message Lucie : « oser vivre sa vie et ses rêves, les réaliser » . Mon message pourrait être: travailler sur soi, apprendre à s’aimer et se découvrir, comprendre le sens de ce qui nous arrive et ce que l’on ressent, avancer et dépasser ses difficultés avec bienveillance.

Souvent quand on parle de Psy on a l’impression qu’on va avoir besoin de dix ans d’analyse et que c’est  une prise de tête… Mais en fait pas du tout. Parfois en une consultation on arrive à débloquer des choses. Consulter peut être très simple et accessible. Une de mes intentions avec mon espace de consultation en ligne et ma pratique c’est de faire changer le regard sur les psychologues et la thérapie. En fait on est un outil pour l’autre personne, pour avancer et dépasser ses difficultés, pour mieux se comprendre et avoir un autre regard sur une situation ou un problème. On est un outil pour apprendre à s’aimer et à se respecter, à dépasser ses difficultés avec bienveillance.
Mon message : « prenez soin de vous parce que c’est vous ! » Et savourez la vie…

Merci Eve pour cette interview avec toi. C’est très apaisant de discuter avec toi. A bientôt !

Merci à toi Lucie, c’est très agréable d’échanger avec toi. A bientôt !

Après le digital, mon Bullet Journal m’aide à me recentrer

Coucou toi,

Comme tu le sais, après mes études je suis entrée la tête la première dans la grande secte du digital. Non je rigole. Mais bon, tu comprends le délire. J’ai petit à petit digitalisé tous mes documents administratifs. J’ai pris l’habitude de noter toutes mes idées sur un support numérique.

L’ultra digitalisme

Tu veux vraiment savoir ? ok. Alors mes applications préférées pour synchroniser mes données c’est : Dropbox, Google Drive, Gmail, Youtube, Trello, Google Agenda, Google Keep, Evernote. J’ai utilisé plein d’autres applications. Et puis j’en ai vendu et testé des centaines. Je trouvais fantastique l’idée de pouvoir trouver une application répondant à chaque type de besoin.

  • Pour noter un évènement : Google agenda
  • Pour scanner un document : Evernote
  • Pour ma liste de courses : Google Keep
  • Pour le doc que m’a envoyé la secrétaire : Google Drive

Tu as compris le truc. Du coup à chaque fois que je dois chercher une information ou la stocker, je dois me rapeller quelle est ma règle. Et en fait mine de rien c’est un point de mon capital « prise de décision » qui s’envole en fumée à chaque fois. A la fin, ça devient épuisant. Maintenant que j’y repense je me sens comme écartelée entre toutes ces applications, tous ces logiciels.

J’ai découvert le Bullet Journal en septembre 2015, et j’avais un petit carnet sous la main, celui que l’on voit dans ma vidéo sur mon sac à doc de digital nomade (minute 2’20).

J’ai fait la tentative, j’ai essayé de faire un bullet journal simplifié avec des objectifs mensuels. L’idée me séduisait, mais concrètement je n’avais jamais l’occasion de sortir mon cahier, mon stylo pour prendre des notes. Mon journal est resté au fond de mon sac à dos.

Quand j’ai quitté mon emploi, j’ai eu cette envie d’écrire. J’ai commencé par écrire sur ordinateur, puis j’ai re-exploré le papier. Mon petit carnet me suivait partout, je prennais des notes des concepts que je découvrais et des réflexions que je menais. J’aimais bien cette idée de pouvoir retrouver dans un cahier à spirale l’essentiel de ma réflexion en période charnière. C’est d’ailleurs grâce à ce carnet que plusieurs mois plus tard j’ai publié mon programme de 21 jours pour trouver sa mission de vie.

Finalement, le livre de Julia Cameron s’est imposé dans ma vie. J’ai suivi son programme de 12 semaines pour libérer ma créativité. J’ai bien écrit mes trois pages tous les matins, sur un cahier dédié aux pages du matin.

J’ai donc finit par accepter l’idée de me promener avec un, deux ou même parfois trois cahiers pour noter mes idées, mes dépenses, suivre des formations, faire des listes et des dessins. Je me sentait prête à donner une place d’honneur au cahier dans ma vie. J’en avais une profonde envie. Quand, comme par magie, Solange Te Parle sort une vidéo sur son Bullet Journal. Sa vidéo a été une grande révélation. C’est tellement simple qu’on y avait pas pensé !

 

C’est quoi un Bullet Journal ?

C’est un cahier pour s’organiser. Il sert à trois choses :

  • se souvenir du passé
  • organiser le présent
  • planifier l’avenir

 

Quelques règles :

  • Cela fonctionne sur tout type de cahier (blanc, noir, à carreau, lignes, points, petit, grand) chacun sa personnalité
  • Chaque page contient un titre (liste du père Noël, choses à dire à mon patron, objectifs pour le mois de novembre)
  • On numérote les pages et on reporte le titre et le numéro de la page dans l’index, au début du carnet
  • On ne saute pas de page, on écrit toujours sur la page suivante
  • Les pages spéciales :
    • Le panorama semestriel
    • La page mensuelle avec les dates, évènements et les objectifs du mois
    • Eventuellement la page hebdomadaire avec les évènement et tâches de la semaine
    • Et des pages de jour, avec les tâches de la journée (il n’est pas obligatoire de le faire tous les jours)

On note les listes de tâches avec des points. En fin de journée on coche les points si la tâche est réalisée. On migre la tâche vers un autre jour le cas échéant. Ou on la raye si elle n’est plus pertinente.

La révélation

J’ai vraiment eu l’impression de recevoir l’illumination. C’est tellement logique, je suis la même personne dans le passé, le présent, et l’avenir. Pourquoi chercher à me diviser ? Je suis la même personne qui a des idées à noter en vrac, des réflexions intimes, des listes de courses et des évènements à noter. L’important est de pouvoir noter ses idées quand elles arrivent, qu’importe l’heure et le lieu, puis de pouvoir retrouver facilement ces idées.

Je ne me pose plus la question « où puis-je bien noter cette idée ? Boh, je m’en souviendrai, de toute façon je sais pas trop où l’écrire » . Maintenant je note avec plaisir dans mon cahier pour qui j’ai développé un profond amour. Et écrire des idées dans l’amour, c’est vraiment puissant, car cela m’aide à aimer chacune des tâches que je dois réaliser. Et le soir je coche avec plaisir les tâches, je m’amuse à colorier les barres d’avancement.

Comme je prends plaisir à écrire dans mon cahier, j’écris plus d’idées sans me sentir enhavie de papiers, post-it, affiches, tickets … Et j’ai l’impression d’avancer plus vite dans mes tâches et mes projets. Cet agenda apparement sans structure, me donne en fait toute la structure dont j’ai besoin pour me libérer et me concentrer sur ma créativité.

C’est le parfait mélange entre flexibilité et structure. Un agenda papier est trop structuré et pas forcément adapté à tous nos besoins. Les pages de notes sont trop petites ou peu nombreuses, les semaines de vacances restent vident.

Le Bullet Journal est l’application qui convient à tous mes usages. C’est une apps modulable à volonté, sans avoir besoin de contacter l’équipe de développeurs pour ajouter une fonctionnalité.

Un cahier pour être 100% soi même

Ecrire dans un même cahier mon bilan de la semaine, mes idées de projets, mes listes de livres à lire, mes rendez-vous de la semaine, et l’avancement sur mes tâches du jour, c’est jouissif ! Tout est concentré dans un petit cahier. Ce petit cahier est une expression intime de ma personnalité. Je suis chacune des pages de mon cahier. Je suis organisée, j’aime planifier, j’aime griffoner, dessiner et colorier, j’aime écrire mon journal intime. Je coche les jours où j’ai bien fait ma routine du matin, mangé du gluten ou fumé une cigarette. J’ai une page dédiée à mes excercices de gratitude. Une autre page est dédiée à l’avancement des formations que je suis en ligne.

Ce cahier m’aide à me recentrer. Je me pose moins de questions. Je suis plus disponible pour ma créativité et ma productivité.

Un grand amour

Ce que j’aime par dessus tout c’est l’idée que j’écris en fait un journal qui pourrait être un livre que je relierais plus tard. C’est un concentré de mes activités et réflexions du moment, qui suivent une chronologie. Je vis le cahier. Le cahier vis ma vie. Nous ne sommes qu’un. Mais quand les pages blanches se termineront, l’heure arrivera de passer au cahier suivant, alors je me séparerai du cahier bleu pour passer au cahier blanc. Le cahier bleu sera cette partie de moi que j’étais entre septembre 2016 et décembre 2016. C’est un témoin précieux.

Je penses que relire un bullet journal est plus intéressant que de relire un journal intime car il est plus complet et nous donne à nous même un panorama de ce à quoi nous portions de l’importance à une époque donnée.

En résumé, j’adore mon Bullet Journal. C’est mon plaisir quotidien. Je remercie le digital pour toute la liberté qu’il m’a donné à une époque où j’étais déjà bien structurée par les contraintes universitaires et professionnelles. Mais je choisis délibérément de lui être infidèle car mon histoire d’amour avec le BuJo (= Bullet Journal) est encore plus excitante. Tu comprends, avec lui je me sens vivante, sauvage. Avec lui je suis enfin moi même. J’ose créer.

Les graines germées

Depuis plusieurs années j’ai découvert les graines germées et je les ai intégrées dans mon alimentation. Elles sont faciles et ludiques à produire. C’est un rapport vitamine-prix très intéressant. Elles viennent égayer une assiette en toute simplicité. Alors j’ai décidé de t’en parler, parce que ça serai dommage de passer à côté.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est le stade initial de croissance d’une plante. La graine sèche est réhydratée, puis arrosée régulièrement pour devenir une graine germée, une jeune pousse et finalement une belle plante ou un arbre. A ce stade initial, la graine germée est un concentré de vitalité. Toutes les enzymes sont prêtes à faire grandir une plante, les vitamines se multiplient. Elle est encore riche de nutriments nécessaire à la croissance de la graine.
On a l’habitude de les manger plutôt crues, car c’est sous cette forme là qu’elles conservent le plus d’enzyme. Le processus de germination est intéressant, car il réalise une préparation à la biodisponibilité des nutriments. Les graines germées sont en quelques sortes prédigérées.
Que des avantages ! Elles sont plus nourissantes, moins chères et plus facile à digérer que les légumes habituels ! Pourquoi s’en priver ?

Fort apport vibratoire

Au niveau énergétique, et si on se base sur les travaux d’André Bovis (1930) l’énergie vitale des graines germées fait partie de la cathégorie des aliments ayant un taux vibratoire le plus élevé.

  • Taux vibratoire fort : Herbes, légumes, céréales, graines et jeunes pousses. Ces aliments permettent la régénération du corps.
  • Taux vibratoire nomal : Fruits, baies, légumes, graines, céréales, herbes. Ces aliments bioactifs permettent la santé de l’individus, si cultivé sans OGM, ni pesticides ou produits chimiques.
  • Taux vibratoire faible : Nourriture dégradée par la cuisson, la réfrigération ou congélation. Ils n’apportent pas grand chose en terme de nutrition et assurent un fonctionnement minimum.
  • Taux vibratoire inexistant : Les produits ayant subit des modifications, transformation, raffinage, cuisson, conservation. Ils peuvent être nocifs et n’apportent pas de vitalité.

 

Quelles graines faire germer ?

On peut presque tout faire germer, sauf certaines plantes comme la tomate qui contiennent des éléments toxiques au stade de germination. Renseigne toi avant de tester une nouvelle plante.
Pour commencer voici quelques idées :

  • Des céréales : riz, quinoa, sarrasin, blé, orge, avoine, épautre, seigle, millet, maïs, kamut …
  • Des légumineuses : lentille, pois chiches, haricot hazuki, haricot mungo (soja), chanvre, petit pois
  • Des oléagineux : amandes, tournesol, lin, sésame, noisette, noix de cajou, graines de chia
  • Des graines potagères : alfalfa (= luzerne), roquette, brocoli, cresson, poireau, radis, trèfles, navet, pourpier, choux, celeri, carotte, betterave, épinard
  • Des plantes aromatiques : moutarde, fenugrec, raifort, fenouil, persil, cumin, coriandre

Comment faire germer les graines ?

On commence par un temps de trempage des graines, entre 6 et 12 heures en général, en fonction du type de graine. Tremper signifie simplement plonger les graines dans de l’eau, comme tu as déjà l’habitude de faire avec les pois chiches et lentilles avant de les faire cuire. En général, j’utilise ces temps de trempage :

  • 6 heures pour les amandes
  • 12 heures pour les lentilles
  • 6h pour l’alfalfa (= luzerne)
  • 6h pour le tournesol

Une fois le trempage terminé, on rince une fois les graines, puis on les arrose deux ou trois fois par jours. L’idéal est de les laisser dans une pièce à température ambiante (entre 18 et 25 °C) pas trop exposé à la luminosité les premiers jours. En général à partir du troisième jour, je place mon bocal d’alfalfa proche de la fenêtre pour développer la chlorophyle jusqu’au cinquième jour. Et puis hop, direction l’assiette !

  • Amande : on peut les manger après le trempage
  • Lentilles : 2 à 5 jours d’arrosage
  • Alfalfa : 5 à 7 jours
  • Tournesol : 2 jours
  • Pois chiche : 3 jours
  • Sarrasin : 1 à 3 jours
  • Poireau : 10 à 15 jours
  • Blé : 2 à 3 jours

Pour le matériel, j’utilise un simple bocal en verre, avec une gaze ou tissus de type grille et un élastique. En général c’est largement suffisant. Il est important que l’intérieur du bocal soit bien aéré entre deux rinçages, pour éviter le développement de pourriture. Pour obtimiser l’aération du bocal, en général on place le bocal incliné proche de l’évier. Ainsi l’eau s’écoute et l’air peut entrer facilement.

 

Idées de recettes :

Les idées de recettes sont infinit, mais on s’est tous déjà retrouvé avec des graines germées dans un bocal sans trop savoir quoi en faire. Alors pour démarrer tes expérimentations, voici quelques idées :

  • Chia Pudding : Un petit déjeuner très tendance dans le milieu fitness et cuisine bio. Les graines de chia sont considérées comme un super aliment. On place une cuillère à soupe de graines dans un verre d’eau (ou de lait). Après une nuit de trempage, les graines forment ce qu’on appelle un mucilat, c’est à dire une texture gélatineuse. Tu peux y ajouter du miel, des fruits, du yaourt ou des flocons d’avoines pour un petit déj’ bien copieux et vitaminé. 
  • Soupe miso avec pousses de soja : Les pousses de soja que l’on trouve partout dans la cuisine asiatique sont très facile à fabriquer à la maison. Utilise des graines de haricot mungo (le soja vert). 
  • Hummos quasi-cru : Prépare des graines de pois chiche germées pendant 3 jours. Lave bien les graines et plonge les 2 minutes dans de l’eau bouillante pour éliminer les toxines des graines. Prépare ensuite ton hummos comme d’habitude avec un filet d’huile d’olive, le jus d’un citron, du sel, du paprika, de l’ail, et de la purée de sésame (ou alors des graines dermées de sésame ?). Tu peux aussi tenter d’ajouter un bout de courgette crue. Mixe le tout pour une pâte à tartiner sympa !
  • Lait d’amande : Fait tremper une poignée d’amande pendant 6 heures. Mixe les dans un blendeur avec de l’eau. Filtre les particules avec un chinois, ou un sac en tissus. 
  • Jus de blé vert : Avec le jus d’orge ce sont des super aliments connus pour leurs vertues regénérantes. On attend que les graines de blé ou d’orge deviennent de l’herbe, on coupe l’herbe et on en fait des jus à l’extracteur de jus. En général les adeptes en boient un shot de quelques mililitres le matin à jeûn, car c’est très puissant. 
  • Galettes crues déshydratées de sarrasin et lin, c’est une astuce qu’utilisent les crudivores pour remplasser le pain sans utiliser de gluten ni de cuisson. La caractéristique du sarrasin et du lin c’est que comme le chia, ils produisent un mucilat (texture gélatineuse) qui peut être utilisé comme liant pour fabriquer des galettes séchées. C’est aussi la technique utilisée pour faire le pain essene 

Les pages du matin

Et voilà, déjà 12 semaines que j’ai commencé le programme de Julia Cameron, basé sur le livre « Libérez votre Créativité » du même auteur. Depuis 12 semaines, j’écris tous les matins sur mon cahir. C’est ce qu’elle appelle les pages du matin. On doit écrire trois pages, tous les jours au réveil, quand on a encore les idées embrumées.

 

Cette pratique a pour but de faire parler notre censeur, ce disque de phrase négatives qui tourne en boucle dans notre petit tête. Parfois il s’exprime, parfois non. C’est pas grave, il a la liberté de dire tout ce qu’il veut dans les pages du matin, de toute façon, personne ne le lira jamais. On ne se relis que 8 semaines après avoir commencé cette pratique. Et pour tout te dire, je n’ai pas tiré grand chose de ma relecture. Oui j’ai bien noté quelques idées intéressantes que je voulais mettre en place et que j’ai depuis mis en action. Mais ce n’est pas du grand art ce qui est écrit dans nos pages du matin.

Et c’est justement pour ça, que c’est le point de départ de la reconquête créative que Julia Cameron nous encourage à mener. On vide son sac au réveil, une bonne fois pour toute, comme ça on peut passer le reste de la journée à faire parler une autre voix en nous. La voix du bébé artiste qui tente de naître et de grandir. Cet artiste naissant que nous devont choyer, protéger et cacher parfois pour éviter de le décourager.

Parfois je déteste mes pages du matin. Parfois j’ai hâte de les écrire. Parfois je ne sais pas quoi écrire, donc j’écris la même phrase ne boucle, jusqu’à ce que germe une nouvelle idée. Tout est accepté. Tout, sauf montrer ces pages à qui que ce soit. C’est une règle que j’ai respecté avec précaution.

Quel bénéfice en tire-t-on ?
Déjà on s’autorise un peu plus à se laisser aller. On accepte d’écouter certains messages enfouis en nous qui n’osaient pas sortir. On accepte de faire des test, juste pour voir. On s’autorise à rêver et expérimenter.
C’est une pratique quasi méditative. Plus tu les écris vite et sans réfléchir, mieux c’est. C’est un peu comme dessiner des mandalas, prendre ta douche ou conduire sur l’autoroute pendant des heures. Tu le fais machinalement, ça te fais du bien et parfois (pas souvent) une idée géniale apparaît. C’est un début de canalisation, tu captes des idées qui te sont envoyées, tu les notes. A toi de choisir si tu prends le courage de les mettre en oeuvre, mais comme ton censeur a déjà dit tout ce qu’il avait à dire aujourd’hui, il est probable qu’il te laisse tranquille.

Pour moi les pages du matin, c’est ouvrir la porte à toutes les fenêtres de la créativité, comme dirait l’autre. Je n’ai donc qu’un seul conseil à te donner :
Même si tu n’achètes pas le livre de Julia Cameron à 6€80 car tu es fauché, même si tu n’es pas bon en orthographe, même si tu as toutes les raisons du monde pour blablabla …
FAIS TES PAGES DU MATIN !

En bonus, découvre aussi la version digitale des pages du matin. 750Words est un site internet sur lequel tu peux écrire tes pages, et à la fin du mois, il t’envoi tes statistiques sur ta régularité et la richesse de ce que tu écris. C’est intéressant, mais pour Julia Cameron, rien ne faut le bon papier et stylo. Et je suis d’accord avec elle.