Naître bilingue

J’ai toujours aimé voyager. Je penses que je l’ai déjà un peu dans mon ADN.

Le voyage dans le sang

Je suis moitié française, moitié espagnole. Mes grands parents sont venu en France pour leur nuit de noce. Ils n’en sont jamais partis. J’ai une double culture, une double identité. Tous les étés, on traversait la frontière pour aller voir les cousins au village. Un peu comme les marocains qui traversent la péninsule ibérique en voiture chargée à bloc pour aller au bled.

A la maison on parle français et espagnol. Ou plutôt on parle frangnol, parce qu’avec les années les grands parents ne font plus vraiment la différence entre les deux langues. C’est un joli mélange de couleurs et de saveurs, riche en accent.

Quand j’étais petite on me donnait des pesetas pour m’acheter des bonbons pendant les fêtes, mais on m’en donnait toujours trop. D’une année sur l’autre je ne pouvais pas dépenser tout cet argent, parce qu’en France on utilisait le franc. C’était de l’argent que pour les vacances. L’arrivée de l’euro, à l’adolescence, a changé beaucoup de choses.

Je crois que j’ai mis 20 ou 28 ans à comprendre ce que ça veut vraiment dire d’avoir une double culture. A comprendre que mes grands-parents ne savent pas vraiment parler français. Et que leurs expressions en espagnol commencent un peu à dater de l’avant guerre. Mais au fur et à mesure que je fais des aller-retours entre le sud et le nord des Pyrénées, je commence à comprendre des choses. Je nous observe d’un point de vue externe. Je rigole souvent quand je me rend compte que ma mamie est un peu comme les mamies juives dans les films.

Mon pays

Quel est mon pays ?
– « Papi, en France on nous appelle les espagnols, et au village on est les français. Mais nous on est français ou on est espagnol ? »
– «  Eres un poco de los dos, tu prends le meilleur de chaque culture, ch’est meilleur commé çha ! »

Je penses qu’inconsciemment, j’ai toujours considéré que mon pays c’est la région des Pyrénées. La frontière nord s’arrête à Bordeaux, la frontière sud à Madrid, qui en est la capitale. Avant l’âge de 25 ans, j’ai passé beaucoup plus de temps à Madrid qu’à Paris. Maintenant j’ai peut-être équilibré les deux capitales ? Mais c’est pas très important.

Pour moi, mes concitoyens, les vrais : c’est ceux qui parlent français et espagnol. Ceux qui comprennent le frangnol de papi. Eux, ils ont une culture qui ressemble à la mienne. J’ai mis longtemps à m’apercevoir que cette communauté là n’est finalement pas si large que ça, et que j’ai baigné dedans sans m’en rendre compte.

Il y a plusieurs avantages à naître dans une double culture :

  • Les enfants apprennent plus vite des langues étrangères. On m’a toujours dit « Si tu connais deux langues latines, la troisième est offerte » Et c’est vrai. Aujourd’hui je parle 5 langues, et je comprends facilement les langues latines dans lesquelles je baigne quelques jours.
  • Les enfants bilingues sont plus facilement amenés à ressentir de l’empathie envers l’autre. Il se met dans ses bottes. Ils sont habitués à se trouver dans des situations où l’interlocuteur ne comprends pas tout ce qui se dit. Ils ont l’habitude de faire un effort pour traduire et se faire comprendre en fonction des connaissances de l’interlocuteur.
  • L’enfant avec une double culture part dans la vie avec une zone de confort deux fois plus grandes que les autres. Il est habitué à se trouver dans des situations où il ne maitrise pas tout, il ne comprends pas tout. C’est peut-être un peu plus long au départ, mais arrivé à l’âge adulte c’est une telle richesse !
  • Les enfants bilingues sont meilleurs en mathématiques.
    C’est étrange n’est-ce pas ? Mais en effet dans mon lycée bilingue, la plus part d’entre nous avons choisit un cursus scientifique au lieu d’aller à la facilité vers les langues. C’est simplement dût au fait que l’on est plus à l’aise avec l’abstrait et le passage de l’abstrait au concret. Par exemple transformer une formule d’algèbre en graphique, c’est de la traduction.
  • On a le choix de la culture que l’on souhaite adopter principalement en fonction de notre personnalité. Il n’est pas rare de voir dans une fratrie un frère plus français que l’autre. C’est étonnant, mais tellement naturel de se rapprocher de l’ambiance dans laquelle on se sent bien.
  • L’erasmus est un choix logique pendant les études. Je ne sais pas ce que je veux étudier, mais ce sera en Erasmus. J’ai besoin de rencontrer d’autres jeunes comme moi, qui parlent plusieurs langues.

Si j’ai un conseil à donner aux parents c’est de donner la possibilité dès que possible à l’enfant de parler deux langues (ou 3 ou 4). Avant l’âge de 7 ans, les enfants sont des éponges, ils comprennent très vite. Chaque parent du couple peut parler une langue à l’enfant. La nounou aussi, ou une fille au pair, des professeurs …

Bref, je comptais écrire un article sur le voyage en général, et au fur et à mesure des lignes c’est de ma famille dont je te parle. Je te raconterai une autre fois comment j’ai été piquée par le virus du voyage et en quoi mes séjours à l’étranger m’ont beaucoup appris. Je ne serai pas moi si je n’avais pas vécu 5 ans à l’étranger.

La transformation digitale fait-elle évoluer l’entreprise ?

Pendant trois ans j’ai travaillé auprès des cadres et dirigeants pour les conseiller sur leur stratégie de digitalisation. J’ai eu la chance d’observer de près leurs préocupations ainsi que celles de leurs collaborateurs. J’ai découvert avec surprise des mécanismes ancrés dans leur fonctionnement depuis des années. J’ai aussi observé l’impact de nouvelles habitudes sur leur systhème de croyance et leur vision du travail.

Pourquoi digitaliser l’entreprise ?

En général les organisations venaient vers nous pour des requêtes assez simple. « On veut passer moins de temps dans notre boîte mail, on souhaite diminuer le temps de réunion, on offrira un service plus digital à nos clients, on souhaite partager un document, avoir une gestion de projet collaborative »

Nous résolvions les problèmes techniques, obtimisions les flux de communication, générions des économies de temps et d’argent grâce à des applications mutualités et synchronisées. C’est agréable de voir des étincelles dans le regards de ses clients, derrière leur webcam.

J’étudiais leurs outils, leurs processus, leurs flux de communication. Tous les échanges interne, officiel et officieux étaient évoqués. C’est passionnant de comprendre comment fonctionnent les humains. Les dynamiques de groupe. Les mécanismes de défense. Les habitudes relationnelles. Les habitudes culturelles. Les codes de déontologie. Les dress-code.

Parfois j’avais l’impression d’avoir livré et monté une machine à remonter le temps ou une cabine de télétransportation dans leur salon. C’est incroyable comme un moteur de recherche ou un document partagé en temps réel peuvent changer la vie des gens. J’aime changer la vie des gens, j’aime leur simplifier la vie.

Ca tourne pas rond là dedans

Mais parfois je me demande, comment en sont-ils arrivé là ? Qu’ont-ils dû subir dans leur vie pour arriver à penser ainsi ?
Certains écrivent des informations dans des tableaux de repportings toutes les semaines. Et personne ne consulte jamais ces tableaux. Une standardiste note sur un post-it puis repporte dans une liste tous les appels entrants, et personne ne consulte cette liste. Les travailleurs sont plus concentrés sur les objectifs chiffrés qu’ils doivent atteindre pour obtenir leur prime en fin de mois que sur la qualité de leur travail, le plaisir de faire une tâche qu’ils aiment ou le service client.

Ce que le digital change

Alors le monde du digital n’élimine pas tous les problèmes de l’entreprise. Mais il apporte de nouvelles habitudes de communications qui à mon sens apportent quelques enrichissement pour ces organisations et leurs membres.

  • La culture du partage : On arrête de jouer au ping-pong par e-mail en s’envoyant les tâches et les dossiers. « C’est toi le dernier qui a pas répondu. » et on apprend à être responsable ensemble d’un dossier. J’apprends à être généreux, partager l’information dont je dispose pour que mes collèguent aient les moyens de travailler convenablement. Et j’obtiens moi aussi plus facilement l’information dont j’ai besoin.
  • L’économie de temps et d’énergie : On trouve les documents beaucoup plus facilement. Quelques mots sur un clavier et je retrouve mon mail sans avoir à chercher dans des montagnes de dossiers classés par ordre alphabétique. 
  • La résolution de problème : L’habitude d’aller chercher les réponses à ses questions. Avant internet, avant le smartphone, on faisait comment quand on avait une question ? Par exemple à table, une question surgit dans la conversation sur le nom d’un personnage célèbre ou la définition scientifique d’un concept. Qui s’est déjà levé pour aller chercher la réponse dans l’encyclopédie ? Aujourd’hui en quelques clics on obtient des réponses à tout. Ce que soit sur des modes d’emploi, des façons de faire, l’organigramme de l’entreprise. Tout est accessible, et je sais qu’en cherchant quelques minutes j’obtiendrais mes réponses. 

Ca c’est au début … Une fois que la culture du digital a bien infusé, que l’on utilise plusieurs type d’applications dans l’entreprise, que l’on a un réseau social interne, un intranet, des documents et agendas partagés … Une fois qu’il n’est pas mal vu par la direction de surfer sur le web, alors les belles idées d’innovation peuvent apparaître.

  • La résolution de problèmes. Accès à l’information « hors sujet » : c’est là que naissent les innovations, quand on connecte deux sujets qui n’ont visiblement par de point commun et que l’on crée un pont. Et pour cela, il faut que l’accès à cette information hors-métier soit accessible dans l’entreprise. Il faut que les salariés aient le temps et les moyens d’obtenir cette information là. Et qu’ils aient l’autorisation d’en parler dans l’entreprise. 
  • Expérimentation du télétravail : Les bureaux perdent petit à petit de leur importance car ils ne jouent plus le rôle de stockage d’information. Le bureau devient simplement un lieux de rencontre, de réunion et potentiellement de distraction. Le digital ouvre la porte vers le télétravail, on commence par travailler depuis la cafétéria où l’on sera moins interromput pendant la préparation d’un dossier. Puis on travaille dans un café, à la maison. On se trouve plus efficace sans les distractions du boulot et avec la nouvelle organisation interne. 
  • Et finalement pourquoi ne pas partir travailler depuis une autre ville ? Partir explorer de nouveaux horizons ? Cela enrichiera comme dit précédemment les nouvelles idées de l’entreprise. Plus on expose les salariés à de nouvelles idées et plus ils sont succeptibles de trouver des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur quotidien.

 

Je penses que par la tranformation digitale des entreprises, tout une série de grands changement s’enchaînent dans le domaine du management. On parle d’entreprise libérée, de bonheur au travail, la pyramide de la hiérarchie s’aplanie. On donne de plus en plus d’importance à l’être humain, au travailleur, au salarié qu’on appelle maintenant collaborateur. La voie du peuple peut maintenant s’exprimer. Le comportement des entreprises, de leurs salariés et de leurs clients évoluent.

En conclusion

Je ne penses pas que la transformation digital fasse vraiment évoluer l’entreprise en tant que telle. Elle aide plutôt les individus à s’émanciper de l’entreprise et prendre les rènes de leur propre vie. Et c’est pour cette raison que j’encourage encore aujourd’hui la transformation digitale des entreprises. Car je suis pour le bien-être des êtres humains.

8 signes de l’éveil spirituel

Source de la video : http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/indices-plein-eveil-spirituel.html

Qui suis-je ?

Pas facile de traverser toutes les étapes de l’éveil spirituel. En général il arrive après une prise de conscience suite à l’étude de l’économie, de l’alimentation ou du système politique. Cela génère des émotions en nous pas faciles à gérer. Puis on se pose des questions sur notre propre identité. On se remet en question, on prend de la distance avec certains éléments de notre culture (familiale, éducation, religion, nation, éthnie). On comprend que l’on est pas limité à un corps physique, qu’il existe une vie après la mort. Et même que l’on est un corps spirituel réalisant une expérience physique.

Quel est le sens de ma vie ?

Quand on commence à comprendre qui on est, on tente de se rapprocher de groupes de personnes qui nous ressemblent. Des personnes qui sont passés aussi par ce type de prise de conscience. On sent au fond de nous qu’il y a quelquechose d’important à faire ici. Il y a forcément une raison. On comprend qu’on a une mission de vie, une mission d’incarnation. On comprend que notre bonheur va dépendre de la réalisation de cette mission pour laquelle on est venu ici. Au début trouver sa mission de vie semble une chose compliquée et inateignable. Il existe des outils simples, comme mon programme de 21 jours pour comprendre comment chaque élément de notre vie nous a exactement préparé à faire ce que nous sommes venu réaliser.

De gros changements

Nos vies sont chamboulées. Suite à notre prise de conscience, on fait des choix inhabituels qui portent des résultats inhabituels. C’est normal. On commence à sortir petit à petit du système dans lequel on a grandit. On prend de la distance avec certains mécanismes de contrôle. On commence à voir les signes et à se connecter à notre ressentit. On a besoin que nos choix soient en accords avec nous même. On ressent la nécessité de constater que notre vie matérielle soit alignée avec nos valeurs.

Il se peut que tu te sentes seul. C’est normal, c’est une étape nécessaire à ce changement.

Les synchronicités apparaissent

A ce stade, on comprend que le hasard n’existe pas. On reçoit une série de signe trop bizares pour être du hasard. C’est un signe fort de l’éveil spirituel de quelqu’un, ce moment où il commence à percevoir les synchronicités. Tu sais, ces moments où deux choses apparemment décorellées entrent en jeux avec un timing parfait pour livrer un message. C’est là qu’on va voir des titres de livres parlant, une phrase que l’on entend, des séries de chiffres à répétition 11h11, 1234, 777, 22h22, 33€33. Les rêves se font plus percutants, on a des sensations de déjà-vu. On commence à comprendre qu’on a le choix de suivre ces signes ou non. Que notre attention a un impact sur notre réalité.

 

Nouvelles relations

Au fur et à mesure de l’éveil, on change d’énergie. Nos centres d’intérêts changent, la musique que l’on écoute évolue. On commence à ne plus supporter certaines fréquences vibratoire comme un type de musique, un type de blagues qui avant nous fesait rire, certaines activités ou fréquentations. On fait du ménage dans nos relations. On n’est plus sur la même longueur d’onde. On se rapproche de personnes qui sont plus proches de nous et ont les mêmes sencibilités. Il se peut que l’on change de travail, de pays (les deux dans mon cas !), que l’on rencontre l’âme soeur. Les relations se font moins nombreuses mais de meilleure qualité.

On fait le vide

C’est la grande vague du minimalisme. On fait le ménage dans sa vie, dans son passé, dans ses relations et dans son armoire aussi. On vide les objets inutiles, on donne, on jette. On se libère de mémoires lourdes et encombrantes. On travaille à l’harmonie du lieux, à bien faire circuler l’énergie. On se sens plus léger et plus libre sans les contraintes matérielles.

 

L’amour soigne tout

On comprend que tout est énergie. Et que l’énergie la plus forte, celle qui prends le dessus sur toutes les autres : c’est l’amour. La fréquence de l’amour a un impact sur nos pensées, sur notre bonheur, sur la croisance des plantes, sur la conservation du riz, sur la cristalisation de l’eau. L’amour est à l’origine de tout ce qui existe. On réalise que donner de l’amour aura un impact positif sur mon voisin qui a son tour difusera de l’amour autour de lui.

La sortie du brouillard

Quand on dépasse ses peurs de la vie, de la mort, de s’aimer soi même, d’être dominé, contrôlé … on sent l’espace se créer en nous. Une fois que l’on sort de cette tempête d’émotions, on commence à y voir plus clair et à être capable d’aimer, de partager, d’enseigner, de soigner. On veut aider les autres à prendre conscience eux aussi. On commence à obtenir des réponses à nos questions. Le monde changera quand chacun se sera éveillé et aura pris sa responsabilité. On commence à travailler sur nous même avant de travailler sur les autres.

 

Aller courage ! L’éveil spirituel peut être un processus long. Le bonheur que l’on obtient en vaut la peine. Et ce qui est le plus merveilleux, c’est que de plus en plus d’âmes s’éveillent par vagues. Nous sommes en train d’atteindre une masse critique qui va pouvoir tout faire basculer. Alors continue à avancer. Ton rayonnement fait avancer les autres autour de toi.
Je t’embrasse.

 

La recette de la soupe au saumon, à la finlandaise

Cet été nous sommes partit en Finlande, rendre visite à un couple d’amis installés à Helsinki. J’ai adoré ce voyage. La finlande est vraiment un pays inconnu par chez nous, mais tellement beau. Tout est calme et simple. C’est le pays du père Noël et du sauna. C’est aussi la culture du saumon. Beaucoup de plats sont à base de poisson comme cette délicieuse soupe au saumon !

Pour prépaer cette soupe pour 4 personnes il te faut :

  • Un bon morceaux de saumon frai
  • 8 petites pommes de terre
  • 2 carottes
  • 1 oignon
  • 1 poireau
  • Une feuille de laurier
  • Poivre de la Jamaïque (piment-giroflée)
  • Un cube de bouillon végétal
  • Un cube de bouillon de poisson
  • 1 litre d’eau
  • 200 mL de crème fraîche
  • Une cuillère à soupe d’huile d’olive

Commence par faire revenir l’oignon et le poireau dans le fond de la casserole avec l’huile d’olive. Quand les oignons sont translucides, ajoute un litre d’eau chaude puis les deux cubes de bouillon. Attends que les bouillons soient bien dilués, tu peux remuer régulièrement. Ajoute ensuite le poivre giroflé et une feuille de laurier pour aromatiser le bouillon.

Ensuite ajoute les carrottes, et pommes de terre. Ajuste le sel.
Quand les pommes pommes de terre sont cuites, on peut ajouter le saumon. Il cuit en trois minutes. On ne le laisse pas se décomposer trop longtemps sur le feu.

Sur la vidéo mon amie enlève les parties les plus grasse du saumon pour éviter que cela ne trouble le bouillon, elle préfère quand le bouillon reste bien clair. Je trouve sa technique de découpe du saumon tout simplement géniale. Il faut dire qu’elle travaille dans une poissonnerie. C’est une pro ! Elle me conseille de toujours découper le saumon cru sur la feuille de papier du poissonier car les saumons peuvent contenir des petits vers. Découper sur du papier jettable est une précausion hygiénique. Quand le saumon est surgelé ou cuit, le poisson est sans danger pour la consommation.

Finalement on ajoute la crème fraîche, on peut décorer les assiettes avec de la ciboulette ciselée et à table !

Quand j’ai ignoré ma mission de vie

 

Il y a un an c’était pas la grande forme.
Prise de poids, perte de joie de vivre, pleurs, agacement, iritabilité, impacience, apathie. Ma vie n’avait plus de sens. Je ne prenais plus plaisir dans les actions de mon quotidien. Je me refermais petit à petit sur moi même, triste, affaiblie. J’avais peur de tout, de marcher dans la rue, de parler à des inconnus, de prends le métro toute seule, d’aller faire mes courses à pied, de me rendre à mon espace de coworking, de sortir le samedi soir avec des amis sur la plage. Je m’étais éloignée petit à petit de mes amis, de mes contacts, des personnes qui me demandaient trop de mes nouvelles. J’avais juste envie de me faire toute petite, transparente, assise en boule au fond d’une chambre noir sans fenêtre. Et qu’on m’oublie.

Le tableau n’est pas très glorieux, et je remercie ceux qui ont eu la patience de me supporter et le courage de me bousculer. J’arrivais à faire bonne figure en public, tan bien que mal. Mais le soir je m’effondrais lamentablement. Certains appellent cela une dépression, d’autre un épuissement ou burn out. Les plus spirituels parleront de la nuit noire de l’âme ou l’éveil.

Moi j’aime bien appeller cette période de 12 à 15 mois sombres : une transition nécessaire pour ma renaissance. C’est la période de liquéfaction de la chenille avant de devenir papillon. C’est le cri de l’accouchement. Une période de crise qui nous oblige à constater que l’on ne peut plus continuer ainsi, qu’il faut changer nos habitudes pour diriger le bâteau vers un autre cap, sinon on allait droit dans le mur.

Après la sombre période moyennageuse, arrivent la renaissance puis le siècle des lumières.

J’ai dû vivre ces expériences épouvantables (à mon échelle) pour accepter certaines choses. Des choses qui étaient inacceptable pour moi avant, mais qui mises en perspective avec une période dépourvue de joie et d’espoir, finalement …
J’ai fait des concessions sur mes valeurs, mes habitudes, mes principes. Ah ces satanés principes qui ne nous servent à rien à part créer des blocages. L’énergie est là pour circuler, par pour la bloquer en vertue de « nos principes » !
Nous disions … Ce gros chaos a eu pour bénéfice de me faire accepter de faire des choses que je n’aurai jamais accepté à moi d’être complètement désespérée. La bonne nouvelle c’est que j’étais complètement désespérée. J’ai donc accepté de prier. J’ai accepté de partir vivre dans le même pays que mon amoureux (chose qui ne m’étais jamais arrivé). J’ai accepté de faire passer ma vie personnelle avant ma vie professionnelle. J’ai même accepté de faire 3500 km en voiture alors qu’on aurai pu économiser 400 euros et 5 jours de voyage si on avait pris un avion. Et je ne regrette aucun de ces choix. Je suis vraiment heureuse d’avoir était à ce point désespérée et d’avoir cédé. Mon égo à laissé la place à des personnes externes pour réaliser ces choix. L’expérience qui en a émergé m’a enrichit, et si je devais refaire ces choix, je les referai.

 

Je m’étais coupée de ma mission d’âme

C’est dans ce contexte qu’est arrivé la rupture. Mon patron et moi décidons de nous séparer après 3 ans d’intense collaboration. C’est le vide. Plus de notifications, plus de mails, plus de réunions du jour au lendemain. Je décide de faire le grand saut : « A partir de maintenant je suivrai mes intuitions », chose que je n’ai pas osé faire trois ans plus tôt. Je sais au fond de moi que je dois prendre des risques et que je ne peux plus me permettre de ne pas prendre de risques.

Je sais depuis toujours que je suis une entrepreneuse. Je suis née pour créer et diriger des entreprises. Alors pourquoi ai-je accepté de me faire embaucher en CDI il y a trois ans ? Tout simplement parce que j’avais peur. Je me sentais inexpérimentée et je n’ai pas réussit à tenir tête à mes parents qui voulaient que je travaille dans une entreprise normale, une grande entreprise, un truc important qui rentabilise mes coûteuses études en école de commerce.

Travailler dans une mini startup du digital depuis un espace de coworking était comme être entrepreneur par procuration. Je me suis débarassé des questions gênantes de la famille en faisant des compromis. Grosse erreur. Les compromis ce n’est pas aller dans le sens de notre intégrité. Quand il s’agit de décision importante concernant l’expression de ma personnalité, l’expression de mon essence par ma créativité, il ne faut pas faire de compromis pour faire plaisir aux autres. C’est là ma première erreur, c’est là que tout a démarré.

Je savais que je devais créer ma société, j’ai mis 4 ans pour réunir mon courage à deux mains et le faire. J’ai fait un détour qui m’a enseigné d’importantes leçons de vie. Maintenant j’ai compris, et je me mets au travail.

Merci la vie.

Oser vivre sans frigo

Déjà six mois que j’ai débranché mon frigo. J’ai rigolé ce matin en observant ma mère s’efforcer de vider son frigo avant de partir trois jours en vacances. « Moi je n’ai pas besoin de vider mon frigo, ni de le dégivrer. » Ai-je pensé en souriant.

Enfin, je rigole, car moi aussi, à chaque fois que je pars en voyage tous les mois, je dois bien vider ma cuisine de tout produit frai qui risquerai de prendre mal.

Au début je n’osais pas dire à mes amis que je voulais vivre sans frigo. Mais j’ai pris mon courage à deux mains pour oser être moi même et incarner mes valeurs. Qui plus est, chez moi ! dans mon appartement à moi seule.
Mais comme mon beau père avait passé une soirée à changer le sens d’ouverture de la porte du frigo, je n’osais pas dire que c’était du travail inutile. Alors j’ai toléré quelques semaines le bruit infernal du frigo dans le silence de mon appartement, j’ai jeté quelques oeufs et salades surgelées.

Puis un jour, il y a huit mois, j’ai débranché mon frigo.

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Vivre sans frigo, c’est facile

J’ai déjà partagé plein d’astuces pour vivre sans frigo, pour conserver les légumes par fermentation dans des bocaux, faire pousser des graines germées, acheter des boites de conserves …

Mais finalement le plus important c’est la simplicité d’acheter du frai. Je sors faire un tour en ville, j’achète des produits frais au petit paysan et au poissonnier, puis je cuisine directement, sans stocker, sans attendre. Je ne garde pas de restes. Je cuisine à ma faim.

Et les jours où je reçois du monde, je rallume mon frigo pour raffraichir une bière, un coca et garder un dessert en surprise. Franchement il n’y a rien de bien compliqué à connaître pour vivre sans frigo. Aujourd’hui, je suis prête à rebrancher mon frigo si c’était nécessaire, par exemple en cas de colocation ou de concubinage. J’ai déjà tiré les bénéfices de cette expérience et j’en suis reconnaissante.

Les enseignements

Pour moi, la chose la plus importante dans cette expérience a été d’oser faire ce que je ressens être juste pour moi. Et c’est un excercice pas très facile au début. Mais c’est tellement essentiel d’oser dire au monde « voilà, moi je suis comme ça, j’aime les hommes, je vis sans frigo, je mange du surimi et je ne me sèche pas les cheveux après le shampoing »

Cette petite étape simple a été bien plus qu’un simple geste rebèle contre la société de consommation, les énergies fossiles, le gaspillage alimentaire et le zéro déchet. Ce geste a été un petit pas vers moi même. Un petit pas timide vers l’incarnation de mes valeurs et la christalisation de mes idées. Enfin j’ai osé concrétiser ce en quoi je crois.

Qu’est-ce que ça fait du bien, je me sens mieux. Depuis je me sens droite dans mes bottes, je me sens à ma place. Cette petite expérience m’a encouragé à recommencer, à faire d’autres petits pas pour me retrouver moi même. La vie peut naître à nouveau. La vie ne germe pas dans les frigos, mais à la lumière.

12 semaines pour libérer ma créativité avec Julia Cameron

julia cameron liberer creativite

Après avoir quitté mon emploi, j’ai fait un break. Je me suis pris un temps de pause. J’ai pris trois mois pour vraiment bien réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. J’ai tout remis en question, comme je sais si bien le faire. Mon métier, mes amis, mon chéri, la famille, mon pays, la ville dans laquelles je vis, mon appart récement repeint, mes rêves d’enfant, mes projets de grands … J’ai pris trois mois pour me poser toute une série de questions et déboucher sur un projet de vie qui m’excite et m’effraye à la fois. J’ai trouvé ma mission de vie, mais c’est le sujet d’un autre article.

Puis mon amie Eliane est venue passer une semaine à la maison. Son truc à elle c’est d’écrire. Mon truc à moi, c’est de raconter ma vie sur Youtube. Cette semaine là m’a donné envie d’écrire, et lui a donné envie de se filmer. Génial non ?

Il faut absolument que tu lises Julia Cameron !

La semaine où Eliane était chez moi, elle m’a parlé de Julia Cameron à chaque fois que j’évoquais mon nouveau projet professionnel. A ce moment là je préparais mon programme de 21 jours pour trouver sa mission de vie. C’est un programme que j’offre à mes lecteurs, dans lequel j’ai résumé en 21 messages les questions clés de mon propre cheminement.

Sans le savoir, j’ai créé un programme qui ressemblait à celui de Julia Cameron. Donc pour approfondir l’expérience et enrichir le parcours des participants au programme, j’ai décidé de me plonger dans ce fameux livre : Libérez votre créativité.

12 semaines de programme

J’ai commencé le programme le 1° Août 2016. C’est un programme de douze semaines. Chaque chapitre apporte la thématique de la semaine. Le dimanche je lis le chapitre pour la semaine à venir. Le samedi je m’évalue, je fais un contrôle sur les efforts et les résultats obtenus dans la semaine. Et le reste du temps je réponds aux excercices proposés à chaque chapitres, je fais le rendez-vous avec l’artiste chaque semaine. Et le plus important : Les pages du matin.

Tous les matins, avant le petit déjeuner et la douche, je prends un cahier spécialement dédié pour écrire mes trois pages du matin. L’objectif est d’écrire vite sans réflechir ni élaborer un discours. On écrit pour se vider. On laisse les idées constructives ou destructrices s’exprimer. Avec la rapidité notre « Censeur interne » n’a pas le temps de s’exprimer, de nous corriger dans nos élans. Ainsi seule la vérité sort du stylo. Cette méthode est thérapeutique et nous aide à identifier nos blocages, nos peurs d’artiste. Comme ces pages ne sont destinées à être relues par personnes à par son auteur, et seulement 8 semaines plus tard, on se sens libre. On a moins peur de s’exprimer ou de dire des bêtises.

Ahhhh mon dieu mais quelle horreur !La mouche qui commençais à me taper sur les nerfs à voltiger dans ma chambre s’est noyée dans ma verveine. J’ai pris machinalement une gorgée de tisane et j’ai sentit cette forme inerte munie de pattes se frotter sur ma langue. J’ai tout recraché. J’en ai encore la sensation sur la langue. Je ne sais pas si je serai capable de m’en remettre un jour. Un tromatisme à vie. De quoi me créer un bon gros blocage qui m’empêche d’écrire des articles de blog pour le restant de mes jours.

Pour en revenir à Julia Cameron

Sa méthode est géniale. Car elle nous aide pas à pas à identifier nos blocages, et nous en libérer par des petites actions concrêtes et très simples. Si tu sens qu’en ce moment tu manque de créativité, que tu aimerai être un peu plus originale, sortir de l’ordinaire, donner de la poésie à tes tâches ménagères … Alors ce livre est fait pour toi.

Pour ma part, je suis heureuse d’être tombée sur ce programme dans mon parcours de reconquête créative. Il confirme des intuitions que j’ai écouté et travaillé ces derniers mois. Il me donne la crédibilité donc j’ai besoin (envers moi même) quand fait ce travail sur moi. Mon autosaboteur ne peut plus me dire « Mais Lucie, tu n’y connais rien en développement personnel, laisse tomber tous ces excercices ils ne mènent à rien ». Maintenant quand mon censeur essai de me dissuader, il perd toute crédibilité car c’est Julia Cameron qui l’a dit, c’est pas moi !

J’ai bientôt terminé les douze semaines du programme. Je me sens prête à améliorer le programme de 21 jours en l’enrichissant d’exemples plus concrêts et de nouveaux exercices que j’ai testé.

Quelques victoires

Pendant ce processus je me suis réconciliée avec l’écriture papier. Je prends plaisir à noter sur mon beau cahier tout ce qui me vient par la tête et je ne me retiens pas de noter une idée sous prétexte que je ne sais pas dans quelle application la noter. J’avance dans mes objectifs de publication de vidéos, de formation et de lecture simplement parce que je prends plaisir à noter ce qui est fait dans mon joli cahier.Je n’ai plus peur de copier car je sais que le processus créatif est un mélange d’inspiration (copie) et d’adaptation dans un nouveau contexte avec notre touche personnelle, notre nouveau regard.Et le plus incroyable, j’écris. Je n’osais pas écrire, raconter ma vie, monter un blog.

Les prochaines victoires (ou enfants intérieurs à naître à ce monde créatif) :

  • Chanter en public
  • Danser la salsa
  • Ecrire un livre
  • Vendre mes formations
  • Peindre mes meubles
  • et bien d’autres j’espère !

Et toi ? Quels sont les blocages dès quels ce processus va te libérer ? Qu’attends-tu pour te procurrer ce livre ?